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***Angelus Silesius***

Angelus SilAngelus Silesius (1624 –1677), poète allemand, est né à Breslau, en Silésie (aujourd'hui Wroclaw en Pologne). Son vrai nom était Johann ou Johannes Scheffler, mais il est généralement connu par le pseudonyme de Angelus Silesius sous lequel il a publié ses poèmes. Elevé dans la religion luthérienne et ayant suivi des études de sciences et de médecine, il fut le médecin du duc de Württemberg-Oels. Silesius se convertit au catholicisme en 1652 et entra dans les ordres en 1661, devenant coadjuteur du prince–évêque de Breslau. Il mourut au monastère de St. Matthias en 1677.esius (1624 –1677), poète allemand, est né à Breslau, en Silésie (aujourd'hui Wroclaw en Pologne). Son vrai nom était Johann ou Johannes Scheffler, mais il est généralement connu par le pseudonyme de Angelus Silesius sous lequel il a publié ses poèmes. Elevé dans la religion luthérienne et ayant suivi des études de sciences et de médecine, il fut le médecin du duc de Württemberg-Oels. Silesius se convertit au catholicisme en 1652 et entra dans les ordres en 1661, devenant coadjuteur du prince–évêque de Breslau. Il mourut au monastère de St. Matthias en 1677...

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Son œuvre la plus connue, intitulée « Le pélerin chérubinique » (NDLR : paru chez Rivages) est constituée d’une série de distiques inspirés par une sorte de panthéisme mystique, influencés par les écrits de Jakob Böhme et de ses disciples. Silesius affectionne particulièrement les paradoxes les plus subtils du mysticisme. Il développe par exemple le raisonnement suivant : l’essence de Dieu est amour ; Dieu ne peut aimer rien qui soit inférieur à lui ; mais il ne peut pas être un objet d’amour pour lui–même sans sortir, pour ainsi dire, de lui–même et sans manifester son infinité dans une forme finie : en d’autres termer, en devenant homme. Dieu et l’homme, par conséquent, ne font qu’un.

 

On trouve dans l’Encyclopédie de l’Agora un commentaire assez critique d’Angelus Silesius, sous la plume d’Adolphe Bossert (Histoire de la littérature allemande, Paris, Hachette, 1904, p. 246-248). Bien que fort sévère pour la « fadeur sentimentale » qu’il reproche à Silesius ( !), il donne ce raccourci intéressant : « La vraie condition du bonheur, d’après Angelus Silesius, c’est le repos absolu. Ne plus agir, ne plus vouloir, ne plus désirer même, ouvrir son âme au rayonnement de l’amour divin, tel est le but idéal de la vie. »

Source...Wikipedia

 

D’autres éléments sont présentés sur le site « Spiritualité et mystique ».

Extrait... La concision d'Angelus Silesius contribue à servir cette pensée abrupte qui percute de plein fouet le lecteur en lui ouvrant largment l'espace intérieur, obscur et vide, où l'âme mystique erre en pleine solitude.

« Où se tient mon séjour ?
Où est ma fin ultime à quoi je dois atteindre ?
Où l'on n'en trouve point. Où dois-je tendre alors ?
Jusque dans un désert, au delà de Dieu même. »

Angelus Silesius, à l'instar des grands mystiques, héritiers de la pensée destructrice de Denys l'Aéropagite, mine soigneusement toutes les tentatives d'approche intellectuelle ou religieuse qui consistent, peu ou prou, à s'approprier le dieu de son choix. Comme Boehme qui inspira probablement son évolution spirituelle, il considère que la création est un jeu et que la créature n'est qu'un jouet entre les mains de Dieu. Cette certitude réduit nos efforts à néant ; il faut s'abandonner, lâcher prise, rendre les armes et plonger courageusement dans ce Rien qui s'ouvre sous nos pas maladroits et inconstants... »

 

FRAGMENTS

DU « VOYAGEUR CHÉRUBINIQUE »

D’ANGELUS SILESIUS

 

Je me plonge seul dans la mer incréée de la pure divinité.

 

Je suis moi-même l’éternité quand j’abandonne le temps et que je résume moi-même en Dieu, et Dieu en moi.

 

Je suis aussi riche que Dieu. Homme, crois-moi, il n’y a pas un atome que je ne partage avec lui.

 

Celui qui ne désire rien, n’a rien, ne sait rien, n’aime rien, celui-là sait, désire, possède, aime toujours davantage.

 

Halte ! Où cours-tu ? Le ciel est en toi. Si tu cherches Dieu ailleurs, il te fera toujours défaut.

 

Celui qui est comme s’il n’était pas et comme s’il n’avait jamais été, celui-là – ô Béatitude ! – est vraiment devenu Dieu.

 

Je dois moi-même être soleil, je dois avec mes rayons peindre la mer sans couleur de toute la divinité.

 

Pourquoi te plaindre de Dieu ? C’est toi-même qui te damnes ; Dieu ne pourrait pas le faire, crois-moi, assurément.

 

Le ciel est en toi et aussi le tourment de l’enfer. Ce que tu veux et ce que tu choisis, tu l’auras partout.

 

Dieu n’est pas ici, ni là ; celui qui veut le trouver doit se laisser lier les mains, les pieds, le corps et l’âme.

 

Va là où tu ne peux aller, regarde là où tu ne vois pas, écoute ce qui ne retentit ni ne résonne. Tu es là où Dieu parle.

 

Dieu est ce qu’il est, je suis ce que je suis ; si tu connais bien l’un des deux, tu connais moi et lui.

 

Dieu s’aime et se loue lui-même, autant qu’il le peut ; il s’agenouille, il s’incline, il se prie lui-même.

 

Dieu est tellement au-dessus de tout ce qu’on peut dire que c’est en te taisant que tu le pries le mieux.

 

L’amour est la pierre philosophale, elle sépare l’or de la boue, elle fait du néant l’Éant.

 

Les créatures sont les voix du Verbe éternel ; il se joue et il se chante dans la grâce et la colère.

 

Ce que connaît le Chérubin ne peut me suffire. Je veux voler au-dessus de lui, là où rien ne peut être connu.

 

En Dieu on ne connaît rien. Il est un unique UN. Ce qu’on connaît en lui, il faut l’être soi-même.

 

La rose ne connaît pas de pourquoi, elle fleurit parce qu’elle fleurit, elle ne s’inquiète pas d’elle-même, elle ne se demande pas si on la voit.

 

Homme, si le Paradis n’existe pas d’abord en toi, crois-moi, tu n’y entreras jamais.

 

Agir est bien, mais prier est mieux et mieux encore, s’avancer muet et calme, vers Dieu, Notre-Seigneur.

 

Ni créature ni Créateur ne peuvent t’enlever la quiétude. Toi seul te troubles, Folie, par le souci des choses.

 

Homme, deviens essentiel ; quand le monde disparaîtra, l’accident tombera, l’essence restera.

 

Homme, donne à Dieu ton cœur, il te donne le sien. Y a-t-il plus noble troc ? Tu t’élèves, il descend...

 

Meurs ou vis en Dieu, les deux sont bons ; car Dieu doit mourir et Dieu doit vivre aussi.

 

Homme, si tu veux exprimer l’essence de l’Éternité, il te faut d’abord renoncer au langage.

 

Chrétien, il n’est pas suffisant que je ne vive qu’en Dieu ; il faut aussi que je fasse monter en moi la sève de Dieu.

 

Je suis une montagne en Dieu et je dois m’escalader moi-même afin que Dieu me montre de loin son bien-aimé visage.

 

Si l’esprit de Dieu te touche de son essence, en toi naît l’enfant de l’Éternité.

 

Comment peux-tu désirer cela, toi qui peux être le ciel, et la terre, et mille anges ?

 

Quel est l’aspect de mon Dieu ? Va et regarde-toi. Celui qui se contemple en Dieu, contemple Dieu en vérité.

 

Dieu, qui jouit de lui-même, ne se rassasie jamais, car il trouve en lui seul la satiété.

 

Que te sert de te laver dans l’eau, si tu ne supprimes pas en toi le plaisir de barboter dans la boue ?

 

Par l’amour aller et venir, respirer l’amour, le proclamer, le chanter, c’est vivre la vie des séraphins.

 

Le ciel descend, il vient, le voilà terre ; quand donc la terre s’élèvera-t-elle, quand deviendra-t-elle ciel ?

Dieu m’aime, il est si inquiet de moi qu’il meurt d’angoisse, si je m’éloigne de lui.

 

Le royaume du ciel, la vie céleste sont faciles à conquérir ; assiège Dieu par l’amour, il faudra bien qu’il capitule.

 

Sois pauvre ; le Saint ne possède rien ici-bas, que ce qu’il possède contre son gré, le corps de la mortalité.

 

On ne peut trouver sur terre plus grande sainteté qu’un corps chaste avec une âme sans péché.

 

On dit qu’à Dieu rien ne manque, qu’il n’a pas besoin de nos dons. Est-ce vrai ? Pourquoi veut-il alors mon pauvre cœur ?

 

Hélas, hélas, défunt est l’amour. Comment est-il mort ? Le gel l’a tué quand nul n’y prenait garde.

 

Dieu est mon centre quand je l’enferme en moi, et ma circonférence quand mon amour me dissout en lui.

 

L’amour de ce monde finit dans l’affliction, aussi mon cœur n’aime-t-il que l’éternelle beauté.

 

L’âme a deux yeux : l’un regarde le temps, l’autre se lève vers l’éternité.

 

Ici-bas je coule encore en Dieu comme un ruisseau du temps, mais, là-haut, je suis moi-même la mer de la béatitude éternelle.

 

Si tu conduis ta petite barque sur l’océan de la Divinité, bien heureux seras-tu si tu peux t’y noyer.

 

Dieu n’apprécie point le bien que tu fais, mais la façon dont tu le fais, il ne regarde pas le fruit mais seulement le noyau et la racine.

 

Le sage, quand il meurt, ne demande pas le ciel ; il y est déjà, avant que son cœur ne se brise.

 

Homme, c’est en cela que tu aimes que tu seras transformé ; tu seras Dieu si tu aimes Dieu, terre si tu aimes la terre.

 

Le chemin le plus court vers Dieu est par la porte de l’amour ; la voie de la science t’y conduit trop lentement.

 

Dans la volonté tu te perds, en elle tu te retrouves ; la volonté qui te libère te lie et t’enchaîne.

 

Avoir beaucoup ne rend pas riche. Celui-là est un homme riche qui peut perdre sans souffrance tout ce qu’il a.

 

Quand le Christ serait né mille fois à Bethléem, s’il ne naît pas en toi, tu es perdu pour l’éternité...Angelus Silesius 

 

Source...http://spiritualite3.free.fr/index.htm

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Au fil de mes lectures....La collection contient actuellement 40196 citations
de plus de 892 auteurs.Gilles G. Jobin....http://www.gilles-jobin.org/citations/?au=509

Publié par Cristalyne 12 Novembre 2016 Colonne de feu 2

 

 

 

 

 

 

Jacob Boehme est, sans aucun doute, l'un des plus grands Gnostiques Chrétiens.

 

Ce terme lui est appliqué non pas dans le sens des soi-disant hérétiques tels qui existèrent aux premiers siècles de l'ère chrétienne, mais pour décrire une sagesse basée sur une révélation directed et exprimée par des mythes et symboles plutôt que par des concepts - une telle sagesse est plutôt de type contemplatif que discursif, elle est une philosophie religieuse ou une théosophie.

 

Les deux caracteristiques de Jacob Boehme sont la grande simplicité du coeur et la pureté enfantine de l'âme. Il n'était ni un savant, ni un lettré, ni un enseignant. Il appartient à cette classe d'hommes sages et de bon sens qui viennent du peuple. Comme enfant, il avait une faible constitution, aussi fût-il placé comme apprenti cordonnier et suivit l'école primaire du village d'Alt Seidenberg. A l'âge de 24 ans, de devient citoyen de la ville de Görlitz et ouvre une échoppe de cordonnier. En mai de cette année-là, il épouse la fille du boucher local, Catharina Kuntzchmann, et peu de temps après, il achète une maison.

 

Entre 1600 et 1611, le couple eut quatre fils. Tout au long de sa vie, Jacob Boehme fut un commerçant actif, un bon père de famille, un conseiller en transactions financières, transport de marchandises, un agent immobilier et un négociateur lors de disputes de guildes ainsi que dans des affaires civiles et privées. Comme tous les citoyens de Görlitz, Boehme dût faire face aux difficultés financières découlant de la Guerre de Trente Ans.

 

Pour un homme comme Jacob Boehme, ayant un grand intérêt pour la religion, la ville de Görlitz était un endroit excitant. Il y avait dans cette ville des émules du spiritualiste Caspar Schwenckfeld von Ossig (1489-1551) ainsi que d'autres groupes étudiant les oeuvres de l'alchimiste Théophraste Bombast von Hohenheim (appelé aussi Paracelse) (1493-1541), et du mystique Valentin Weigel (1533-1588). Bien que Jacob Boehme ait étudié les divers enseignements de sa ville, ou même s'il n'en avait été que simplement averti, sa doctrine ne peut pas être expliquée par leur influence et Jacob Boehme n'y a fait aucun emprumpt. L'explication des sources de sa sagesse est un problème très complexe car elle implique la possibilité d'une révélation personnelle, d'une illumination, ou d'un don carismatique.

 

L'éteincelle qui enflamma l'environnement de Jacob Boehme fut produite par l'arrivée de Martin Moller, nommé pasteur luthérien de la cité en 1600. Il y organisa immédiatement un "Conventicule des Vrais Serviteurs de Dieu " pour tenter de réintroduire une présentation assez rébarbative du letérianisme de l'époque: renouvellement personnel, croissance spirituelle individuelle, expérience religieuse. Jacob Boehme, intéressé par la nouveauté, rejoignit ce mouvement. C'est peu de temps après, à la fin de l'année 1600, que Jacob Boehme eût sa première grande vision. Il se mit à écrire et finit son Aurora en 1612. Un de ses amis fit faire des copies de ce livre et les fit circuler. C'est en 1613 que l'une de ces copies tomba entre les mains du successeur de Martin Moller: le Pasteur principal Gregory Richter qui, en plus d'être concerné par la défense de l'orthodoxie Luthérienne, avait de raisons personnelles pour attaquer Jacob Boehme. Il fit confisquer les oeuvres de Boehme le 30 juillet 1613, et il lui interdit de publier de nouveaux écrits.

 

Jacob Boehme cessa donc d'écrire pour un "sabbat d'années" comme il le décrivit. Il fut l'objet d'une nouvelle illumination en janvier 1619, qui défia de nouveau son esprit prophétique. Il rompit alors son silence et écrivit pratiquement sans interruption de 1619 à 1623. L'enthousiasme de ses disciples eut pour effet d'en répandre la rumeur dans un cercle assez large. Richter reprit sa furie car les autorités n'avaient pas été mises au courrant des travaux de Jacob Boehme depuis 1619 et croyaient qu'il était resté silencieux.

 

La publication du Chemin vers le Christ le jour du Nouvel An de 1624 provoqua immédiatement une série de sermons enragés de Richter. Le conseil municipal annonça à Boehme, au mois de mars de la même année, qu'il devait chercher fortune ailleurs et celui-ci alla s'installer à Dresden pour quelques temps. Vers la fin de 1624, malade mais travaillant à son dernier livre, Jacob Boehme rentra dans sa maison de Görlitz. Richter était mort et ce fut son remplaçant qui vint administrer le prophète mourant. Selon lui, Jacob Boehme mourut en bon Luthérien orthodoxe le 17 novembre.

 

Des recherces récentes ont découvert que Jacob Boehme était bien plus qu'un simple cordonnier. Il semblerait avoir organisé le commerce du cuir dans toute la région. Ses pratiques commerciales étaient proches de ce que l'on appelle le "dumping" de nos jours. Le Pasteur Richter, dont des membres avaient perdu des sommes considérables à cause de la concurrence de Jacob Boehme, avait en effet des raisons puissantes pour obtenir son bannissement de Görlitz.

 

PDF

pour en savoir plus sur jacob boehme


 

Dans l'expérience mystique, il y a réunion et fusion.

 

Les gouttes d'eaudisparaissent dans l'océan,

mais l'océan se manifeste par les gouttes d'eau.

 

Il est significatif que le mot mystique »

vienne du verbe grec

« muein » qui veut dire fermer et initier.

Lorsque les sens sont fermés, c'est l'initiation,

l'entrée dans la vie réelle.

 

L'apparence vole en éclat, la réalité demeure.

Ici et maintenant.

 

De même que les gouttes d'eau se fondent dans

l'étendue sans borne de l'océan,

de même le mystique dans le Tout

 

 

 

 

 

 

ent connu par le pseudonyme de Angelus Silesius sous lequel il a publié ses poèmes. Elevé dans la religion luthérienne et ayant suivi des études de sciences et de médecine, il fut le médecin du duc de Württemberg-Oels. Silesius se convertit au catholicisme en 1652 et entra dans les ordres en 1661, devenant coadjuteur du prince–évêque de Breslau. Il mourut au monastère de St. Matthias en 1677.

 

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