00gustav jung***Carl Gustav Jung***

Carl Gustav Jung est le fondateur de la psychologie analytique et penseur influent, il est l’auteur de nombreux ouvrages. Son œuvre est liée à la psychanalyse de Sigmund Freud dont il a été l’un des premiers défenseurs et dont il se sépara par la suite en raison de divergences théoriques et personnelles.Dans ses ouvrages, il mêle réflexions métapsychologiques et pratiques à propos de la cure analytique. Jung a consacré sa vie à la pratique clinique ainsi qu’à l’élaboration de théories psychologiques, mais a aussi exploré d’autres domaines des humanités : depuis l’étude comparative des religions, la philosophie et la sociologie jusqu’à la critique de l’art et de la littérature.Il a été un pionnier de la psychologie des profondeurs : il a souligné le lien existant entre la structure de la psyché (c’est-à-dire l’« âme », dans le vocabulaire jungien) et ses productions et manifestations culturelles. Il a introduit dans sa méthode des notions de sciences humaines puisées dans des champs de connaissance aussi divers que l’anthropologie, l’alchimie, l’étude des rêves, la mythologie et la religion, ce qui lui a permis d’appréhender la « réalité de l’âme ». Si Jung n’a pas été le premier à étudier les rêves, ses contributions dans ce domaine ont été déterminantes. On lui doit également, entre autres, les concepts d’« inconscient collectif », d’« archétypes », d’« individuation », de « types psychologiques », de « complexe », d’« imagination active », de « déterminisme psychique » et de « synchronicité »...

 

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Biographie...

Carl Jung est un médecin psychiatre suisse fils de pasteur né le  à Kesswilcanton de Thurgovie, et mort le  à Küsnachtcanton de Zurich, en Suisse alémanique. Ses années au collège de Bâle l’ont conduit à s’intéresser aux sciences naturelles, à la philosophie, à la religion.Son père meurt en 1896, il se retrouve seul avec sa mère et sa sœur et se pose pour lui la question de la poursuite de ses études. Il connaît une période de grande pauvreté, mais finalement réussit à entreprendre des études de médecine. Son intérêt pour les données biologiques et les données spirituelles le conduit à choisir la psychiatrie.En 1900, C.G. Jung devient assistant à la clinique psychiatrique de l’université de Zurich (le Burghölzli). Ses années d’apprentissage lui permettent de mieux comprendre l’univers des malades mentaux. C’est à ce moment là qu’il découvre les travaux publiés par Sigmund Freud. Les recherches effectuées par Sigmund Freud au niveau de l’hypnose et du rêve aident Jung à aborder l’univers étrange des hôpitaux psychiatriques.Fondateur de la psychologie analytique et penseur influent, il est l'auteur de nombreux ouvrages. Son œuvre est liée à la psychanalyse de Sigmund Freud dont il a été l’un des premiers défenseurs et dont il se sépara par la suite en raison de divergences théoriques et personnelles...


Dans ses ouvrages, il mêle réflexions métapsychologiques et pratiques à propos de la cure analytique. Jung a consacré sa vie à la pratique clinique ainsi qu'à l'élaboration de théories psychologiques, mais a aussi exploré d'autres domaines des humanités : depuis l'étude comparative des religions, la philosophie et la sociologie jusqu'à la critique de l'art et de la littérature.Carl Gustav Jung a été un pionnier de la psychologie des profondeurs : il a souligné le lien existant entre la structure de la psyché (c'est-à-dire l'« âme », dans le vocabulaire jungien) et ses productions et manifestations culturelles. Il a introduit dans sa méthode des notions de sciences humaines puisées dans des champs de connaissance aussi divers que l'anthropologie, l'alchimie, l'étude des rêves, la mythologie et la religion, ce qui lui a permis d'appréhender la « réalité de l'âme ». Si Jung n'a pas été le premier à étudier les rêves, ses contributions dans ce domaine ont été déterminantes. On lui doit également, entre autres, les concepts d'« inconscient collectif », d'« archétypes », d'« individuation », de « types psychologiques », de « complexe », d'« imagination active », de « déterminisme psychique » et de « synchronicité »...
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Rencontre avec Freud...

La première rencontre entre Sigmund Freud et C.G. Jung a lieu en février 1907. Très vite des divergences apparaissent, elles se confirment en 1909, date à laquelle ils firent un voyage commun aux Etats-Unis, invités par la Clark University (Worcester, Mass.). Au début des années dix, les deux hommes se séparent.Jung traverse alors un période de profonde solitude, confronté à son propre inconscient. Il sort de cette crise en 1918 et alors commence pour lui toute une série d’études et de publications, autant de jalons pour baliser les territoires inconnus qu’il vient de découvrir.

Vie à Kusnacht et Bollingen...Il se marie en 1903 avec Emma Rauschenbach, a cinq enfants et construit une maison où il s’installe définitivement dès 1909 à Kusnacht (à quelques kilomètres de Zurich, sur le bord du lac de Zurich).En 1923 Jung achète un terrain sur la commune de Bollingen, à une trentaine de kilomètres de son domicile (au bord du lac également). Il y construit une simple tour, lieu de refuge, de méditation, qui après plusieurs modifications, finit au fil des ans par devenir un véritable lieu de vie à l’écart et à l’abri du monde extérieur...Ses découvertes l’obligent à s’intéresser à nos racines occidentales, à tous les courants de pensée. Il réhabilite le monde chrétien, l’alchimie, il étudie de très près le monde oriental. Sa culture est immense.Il entreprend toute une série de voyages, il découvre des hommes peu touchés par la civilisation, vivant entre deux mondes (Inde, Afrique du Nord, tribus du Kenya, Indiens en Arizona, au nouveau Mexique).

Dès 1936,il décrit dans l’un de ses livres le danger que fait courir l’Allemagne avec une foule de détails malheureusement prophétiques, reliant l’histoire de ce pays aux mythes sous-jacents qui l’animent. Son œuvre est condamnée par les Allemands et il doit sa survie au seul fait d'habiter en Suisse.En 1944, il est victime d'un infarctus, c’est là qu’il fait l’expérience du passage de la vie vers la mort dans sa première phase. Une force invisible l’oblige à "revenir sur terre". Il publie alors toute une série d’ouvrages qualifiés de majeurs.En 1945, il fonde la société Suisse de Psychologie pratique et en 1948 l'Institut qui porte son nom.Il écrit jusqu’à la fin de sa vie, témoin de l’homme, des difficultés de son temps. Il meurt le 6 juin 1961 à Kusnacht...

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De l’ego au grand soi...

Selon Jung, le but d’une vie est de passer de l’ego, notre petite personne, au grand soi grâce au « processus d’individuation ». Il s’agit d’un cheminement intérieur par lequel nous allons tenter de devenir le plus conscient possible, afin de nous « autoengendrer » en tant qu’individu particulier, homme parmi les hommes, mais unique. Une seconde naissance, en quelque sorte. Pour Jung, l’enjeu est d’importance. Car « devenir conscient de son soi, c’est permettre à l’univers de devenir conscient de lui-même ». « En général, l’individuation devient possible après la crise de la cinquantaine, dans la deuxième moitié de la vie, la première étant accaparé par l’ego suractif. » Pour y parvenir, nous devons nous confronter avec notre ombre (cette part dont nous avons honte), avec notre persona (notre image sociale), avec notre anima et notre animus. Nous devons cesser de nous mentir et de rejeter ce qui nous dérange en nous...

Nous ne réussirons jamais totalement, bien sûr, l’essentiel est d’essayer. Plus qu’un grand ménage, c’est un eff ort d’intégration et d’assimilation des différents aspects de notre personnalité que nous devons entreprendre. Mais, prévient Jung, nous ne sommes pas des anges : « Une vie sous le signe de l’harmonie totale », sans aspérités, serait « très ennuyeuse et déprimante ». Pire, « inhumaine ». Ce trajet initiatique peut passer par un travail sur soi, l’analyse des rêves, la méditation, la prière, la contemplation, l’écriture… Cette démarche est mystique, idéaliste, naïve même, mais la rationalité pure et dure rend-elle plus heureux ? Fournit-elle des réponses à nos questions existentielles : comment être plus heureux, surmonter la souff rance, aimer, être aimé, faire face à la maladie, le deuil, la mort ? En 1946, à un vieil ami qui lui demandait quelle attitude adopter pour achever son existence dignement, Jung répondit : « Vivre sa vie. » Vivre, c’est tout...

L’homme moderne, noyé dans de fausses idéologies collectives, désorienté par un manque de valeurs auxquelles se raccrocher, a oublié qu’il avait une âme. Il recherche désespérément en dehors de lui quelque chose qui puisse l’animer, le rendre vivant. C’est pourtant en lui qu’il pourrait retrouver le contact avec les forces inconscientes qui l’animent, en se confrontant avec elles.Le but principale de la thérapie psychologique n’est pas de transporter le patient dans un état impossible de bonheur, mais de l’aider à acquérir de la fermeté et de la patience en face de la souffrance. La vie s’accomplit dans un équilibre entre la joie et la peine.

La psychothérapie est fondamentalement une relation dialectique entre le thérapeute et le patient. C’est une confrontation entre deux ensembles psychiques, où tout savoir n’est qu’un outil. L’objectif est la transformation, une modification non prédéterminée, et à vrai dire indéterminable, dont le seul critère est la disparition de ce qui a le caractère de l’égo. Aucun effort du thérapeute ne peut forcer le résultat. Le thérapeute peut tout au plus montrer une voie au patient, afin que celui-ci prenne une attitude qui consiste à opposer une résistance minimale à l’expérience déterminante...Carl Gustav Jung

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***Les 4 Étapes de notre vie selon Carl Gustav Jung***

« Sans plus de préparation, nous parvenons à l’étape de l’après-midi de la vie. Pire encore, nous franchissons cette étape avec la fausse croyance que nos vérités et idéaux nous serviront comme ils l’ont fait jusqu’à présent. Mais il est impossible de vivre l’après-midi de la vie selon le programme du matin de la vie, car ce qui était grand le matin sera petit le soir et ce qui était vrai le matin, sera devenu un mensonge le soir« . Carl Gustav Jung

Selon le psychologue suisse Carl Gustav Jung, il existe 4 archétypes, quatre étapes que nous traversons pendant notre vie et ces étapes sont :

  1. L’étape de l’athlète (le sauvage)

À cette étape, nous nous préoccupons surtout de notre apparence, de ce à quoi ressemble notre corps. Durant cette étape, nous pourrions rester des heures à regarder et admirer notre reflet dans le miroir. Notre corps, notre apparence sont les choses les plus importantes à nos yeux, rien d’autre ne compte.

  1. L’étape du guerrier (l’aventurier)

Pendant cette période, notre principal souci est de partir à la conquête du monde, de faire de notre mieux, d’être le meilleur et de parvenir à l’excellence, de faire ce que font les guerriers et d’agir comme agissent les guerriers. C’est une étape pendant laquelle nous pensons continuellement aux moyens d’avoir plus que tout le monde, une étape de comparaison, de vaincre ceux autour de nous afin de nous sentir meilleurs parce que nous avons réalisé davantage, parce que nous sommes des guerriers, des braves.

  1. L’étape de la communication (l’enseignant)

À cette époque, à ce stade de votre vie, vous réalisez que ce qui a été fait jusqu’ici ne suffit pas à vous contenter, à vous rendre heureux… vous cherchez maintenant les moyens de faire une différence dans le monde, les moyens de servir ceux qui vous entourent. Votre préoccupation est de commencer à donner. Vous réalisez maintenant que dorénavant votre poursuite de l’argent, du pouvoir, des possessions, etc. continueront d’apparaitre dans votre vie, mais vous ne leur attribuez plus la même valeur qu’auparavant, vous n’êtes plus attaché à ces choses, parce que vous êtes maintenant dans une étape différente de votre vie, où vous savez qu’il existe autre chose. Vous les recevez, vous les acceptez et vous en êtes reconnaissant, mais vous êtes prêt à vous en détacher n’importe quand. Vous cherchez des moyens pour arrêter de penser à vous, à la manière de recevoir et à commencer à vous concentrer sur une vie de service. Tout ce qui vous importe à ce stade est le don. Vous savez maintenant que donner c’est recevoir et que c’est le moment de stopper l’égoïsme et de penser aux façons d’aider ceux dans le besoin, de quitter ce monde en étant meilleur que lorsque vous y êtes entré.

  1. L’étape spirituelle (le sage)

Selon Jung, ce sera la dernière étape de votre vie, une étape où nous réalisons qu’aucune de ces trois étapes ne représente réellement qui nous sommes et ce que nous sommes. Nous comprenons que nous sommes plus que notre corps, plus que nos possessions, plus que nos amis, notre pays et ainsi de suite. Nous en venons à réaliser que nous sommes des êtres divins, des êtres spirituels ayant une expérience humaine et non pas des humains ayant une expérience spirituelle.

Nous savons maintenant que ce n’est pas notre foyer et que nous ne sommes pas ce que nous pensons être. Nous sommes dans ce monde mais pas de ce monde. Nous pouvons désormais nous observer à partir d’une autre perspective. Nous pouvons renoncer à notre propre esprit, à notre corps et saisir qui nous sommes vraiment, voir les choses telles qu’elles sont. Nous devenons l’observateur de notre vie. Nous réalisons que nous ne sommes pas celui que nous remarquons mais l’observateur de ce que nous remarquons.

Il y a 2500 ans, Lao Tseu tentait de nous enseigner la manière de comprendre cette dernière étape de vie, cette étape spirituelle : « Pouvez-vous faire machine arrière en pensée et ainsi saisir toutes choses ? Donner la vie et la nourrir, avoir sans posséder, agir sans attentes, diriger sans essayer de contrôler : voici la vertu suprême »...

 

 

Éclosion de la conscience...

« La découverte de l’écriture est pour moi le critère qui permet de dater l’éclosion d’une conscience responsable. Cette découverte représente un pas décisif dans l’évolution de la conscience humaine. Elle indique la naissance d’une conscience réflexive, et non simplement de la conscience.Il nous faut renoncer à connaître les circonstances de cette découverte. Elle relève de la volonté divine. Mais ce que nous pouvons dire, c’est que la naissance de l’écriture marque aussi la naissance d’une conscience réflexive. Et nulle autre forme de conscience ne peut être qualifiée d’humaine. « Les monuments les plus anciens à porter des inscriptions datent de 4200-4100 avant J.-C. Les premiers textes en écriture cunéiforme et les hiéroglyphes remontent à peu près à la même époque. Nous pouvons donc parler d’une conscience humaine à partir de cette époque, c’est à dire il y a environ six mille ans. Ce n’est pas si énorme.

Au regard de l’histoire de l’humanité, il s’agit d’une période relativement brève. Nous pouvons dire que nous avons parcouru un chemin considérable. Mais, eu égard à toutes les possibilités qui s’offrent encore à nous, ou à l’immense étendue de l’inconscient, c’est peut-être encore bien peu. Et ceux qui affirment que la conscience véritable n’a peut-être pas encore vu le jour ont peut-être raison.Je pense en effet qu’il y a encore des possibilités infinies pour la conscience humaine. Nous pensons généralement avoir atteint le sommet de nos difficultés, mais en fait nous en sommes très loin. Je croirais plutôt, pour ma part, que l’inconscient représente encore la plus grande part de notre psyché. »C.G. Jung " Sur l’Interprétation des rêves ", Albin Michel, 1998 p 205/ 206.

 

Développement de la conscience...

« Au fur et à mesure que la conscience s'est développée, elle a perdu contact avec une partie croissante de cette énergie psychique primitive.En sorte que l'activité mentale consciente n'a jamais connu cette activité mentale originelle, car elle a disparu dans le processus même de constitution de cette conscience différenciée qui seule pouvait parvenir à la réfléchir.Mais il semble que ce que nous appelons l'inconscient ait conserver les caractéristiques qui appartenaient à l'esprit humain originel. « Ainsi, même de nos jours, l'unité de la conscience reste quelque chose de précaire. Elle peut être trop facilement rompue.Et la faculté de dominer nos émotions, qui peut nous paraître désirable d'un certain point de vue, serait par ailleurs une qualité de valeur contestable, car elle enlèverait aux relations humaines toute variété, toute couleur, toute chaleur et tout charmeC.G. Jung " L'homme et ses symboles ", Robert Laffont, 1964 p 98...

Degré supérieur de la conscience...

« Nous avons compris que Dieu est différent du monde, qu’il n’est ni la tempête, ni le feu ; que le logos n’est pas une chose mais un principe autonome ; qu’il se distingue de la phénoménalité concrète ; qu’il peut exister une pensée en soi qui ne dépend pas nécessairement de la vie physique, idée qui a constitué un pas décisif dans l’histoire du christianisme.»C.G. Jung " Sur l’Interprétation des rêves ", Albin Michel, 1998 p 184.

 

Un interprète de l'alchimie..

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Paracelse, que Jung considère comme son ancêtre spirituel, une personnalité reflétant les contradictions de son temps. Dès les années 1920 Jung découvre, grâce à son ami le sinologue allemand Richard Wilhelm et sa traduction du texte ancien du Traité du Mystère de la Fleur d'Or (Das Geheimnis der golednen Blüte), la riche tradition de l'« alchimie des souffles » et l'alchimie des taoïstes. Ses recherches l'emmènent ensuite vers la tradition alchimique européenne, de l'Antiquité tardive jusqu'à la Renaissance. Il y découvre un fondement à sa psychologie analytique[226] , une mise en image et une parabole de l'évolution de l'individu sur le chemin de l'individuation : « J'ai vu très rapidement que la psychologie analytique se recoupait singulièrement avec l'alchimie. Les expériences des alchimistes étaient mes expériences et leur monde était, en un certain sens, mon monde. Pour moi, cela fut naturellement une découverte idéale, puisque, ainsi, j'avais trouvé le pendant historique de la psychologie de l'inconscient.

Celle-ci reposait dorénavant sur une base historique. »[227] Il voit notamment dans la figure de Paracelse un psychologue d'avant la psychologie, un medicine-man lui ressemblant en bien des points. Paracelse l'initie par ailleurs au rapport ténu qui existe entre l'alchimie et la religion comme problème moral de l'âme. Ses recherches sur l'alchimie aboutissent à plusieurs ouvrages : Synchronicité et Paracelsia (1929), Psychologie et alchimie (1944), Psychologie du transfert (1946) et enfin les deux tomes de Mysterium conjunctionis (1955 et 1956). C'est à partir des œuvres alchimiques du Moyen Âge et de la Renaissance (les traités de Michael Maier comme l'Atalante fugitive, de Johann Valentin Andreae et de Les Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz, de Gérard Dorn surtout) mais aussi des époques antérieures (Pythagore et le célèbre traité fondateur de la Table d'émeraude attribuée à Hermès Trismégiste) et postérieures (Fulcanelli notamment) que Jung trouve la justification de ses modèles psychologiques...

En effet il voit dans la recherche de la « lapis philosophicae », la Pierre philosophale, la métaphore du cheminement de l'esprit vers davantage d'équilibre, vers une réalisation pleine et complète, le « Soi ». Pour Jung toute la recherche de la transmutation du plomb en or n'a servi, au cours de l'histoire, qu'à représenter ce besoin psychique humain, et à en préserver les règles et processus, et la connaissance des menaces de la société de l'époque (l'Inquisition notamment). Dans diverses études il interprète la récurrence de certains symboles comme autant de représentations culturelles des grands archétypes. Il affirme par là l'actualité de l'alchimie, qu'il retrouve aussi bien dans la peinture que dans la littérature, que dans l'architecture et même les sciences physiques (par les symbolisations chimiques ou dans les découvertes scientifiques par des rêves notamment), la mentalité sociale enfin (le mythe moderne des ovnis par exemple). Jung est ainsi connu pour être un des rares psychothérapeutes a s'être appuyé sur l'alchimie pour en déterminer les parallèles avec la psychologie. Pour lui cette imagerie sous-tend toute exploration humaine et explique les mystères religieux comme la figure christique pour le Christianisme, qu'il a particulièrement étudié.

Son étude explore néanmoins toutes les autres cultures et religions : le zoroastrisme, l'hindouisme, l'islam, le bouddhisme comme le polythéisme de l'Égypte pharaonique qui préfigure selon lui le monothéisme. Deux figures alchimiques majeures ressortent, d'un point de vue psychique, de ses études : la figure de l'« Unus Mundus » d'une part (comme image de l'inconscient à travers les âges et conjonction du psychique et du physique) et le motif du « mysterium conjunctionis » (ou fusion des opposés psychiques. Il s'agit d'une réconciliation des opposés qui a pour siège l'homme ordinaire et entraîne son ennoblissement, faisant éclore en lui la figure archétypique de l'« anthropos » ou homme total, auquel Jung donne le nom de « Soi »...

 L'interprétation psychologique de l'alchimie de Jung a eu une influence considérable sur la perception de cette discipline au XXe  siècle, de Gaston Bachelard[228] à Betty Jo Teeter Dobbs[229] qui étudia les travaux alchimiques de Newton. À partir des années 1980 elle a été fortement critiquée par certains historiens des sciences, parce que se fondant sur une conception anhistorique de l'alchimie, qui ne correspond à ce qu'elle était pour les alchimistes du Moyen Âge et de la Renaissance, mais sur la vision qu'en ont eu les romantiques et les occultistes du XIXe  siècle, après que la chimie moderne se fut distinguée de l'alchimie au cours du XVIIIe  siècle...

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***Citations de Carl Jung*** 

***En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu’il nous voit bien différent de ce que nous croyons être.

***Tout ce qui nous irrite chez l’autre peut nous aider à mieux nous comprendre.

***Sur le plan psychologique il n’existe pas d’influence plus puissante sur l’entourage et plus particulièrement sur les enfants que la vie non vécue des parents

***Les enfants sont éduqués par ce que l’adulte est, non par ses bavardages.

***Trouvez ce dont une personne a le plus peur et vous saurez de quoi sera faite sa prochaine étape de croissance

***Votre vision devient claire lorsque vous pouvez regarder dans votre cœur. Celui qui regarde à l’extérieur de soi ne fait que rêver ; celui qui regarde en soi se réveille.

***Les gens vont faire n’importe quoi, n’importe comment de manière absurde pour éviter d’affronter leur propre âme.

***La solitude ne vient pas de l’absence de gens autour de nous, mais de notre incapacité à communiquer les choses qui nous semblent importantes.

***L’espoir anxieux que le sens l’emportera et gagnera la bataille »

***Un homme qui n’a pas traversé l’enfer de ses passions ne les a jamais surmontées.

***Votre vision devient claire lorsque vous pouvez regarder dans votre cœur.

***Je ne suis pas ce qui est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir.

***Ce à quoi vous résistez persiste.

***L’ombre est un problème moral qui défie l’ensemble de la personnalité du moi, car nul ne peut réaliser l’ombre sans un déploiement considérable de fermeté morale

***Le rêve est la petite porte cachée dans le sanctuaire plus profond et plus intime de l’âme, qui s’ouvre à la nuit cosmique primordiale qu’était l’âme bien avant il soit un esprit conscient.

***Notre conscience ne se crée pas elle-même… Elle est comme un enfant qui naît quotidiennement du sein maternel de l’inconscient.

***Si on ne comprend pas une personne, on a tendance à le considérer comme un imbécile.

***En se confrontant avec l’inconscient, le Moi se transforme.

***Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité. Mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire.

***Nul ne peut avoir de lien avec son prochain s’il ne l’a d’abord avec lui-même.

***Si vous ne faites pas face à votre ombre, elle vous viendra sous la forme de votre destin.

***Tout ce qui nous irrite chez les autres peut nous mener à conduire à mieux nous comprendre.

***La rencontre de deux personnalités est comme le contact de deux substances chimiques: s’il se produit une réaction, les deux en sont transformés.

***Je ne suis pas ce qui m’est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir.

***Connaître la face obscure de sa propre âme est la meilleure préparation qui soit pour savoir comment se comporter face aux parties obscures des autres âmes.

***L'Émotion est ce moment où l'acier rencontre une pierre et en fait jaillir une étincelle car l'émotion est la source principale de toute prise de conscience...

***Sans émotions,il est impossible de transformer les ténèbres en lumière et l'apathie en mouvement...

***L’inconscient de l’homme renferme et dissimule une personnalité féminine et l’inconscient de la femme une personnalité masculine...

***C'est de la souffrance de l'Âme que germe toute création spirituelle et c'est en elle que prend naissance de tout progrès de l'homme en tant qu'Esprit.Or,le motif de cette souffrance est la stagnation spirituelle,la stérilité de l'Âme...Carl Gustav Jung

317f6b4ddfb99d5c49e5e5527708a5bbCelui qui veut connaître l'âme humaine, n'apprendra à peu près rien de la psychologie expérimentale. Il faut lui conseiller d'accrocher au clou la science exacte, de se dépouiller de son habit de savant, de dire adieu à son bureau d'étude et de marcher à travers le monde avec un cœur humain, dans la terreur des prisons, des asiles d'aliénés, des hôpitaux, de voir les bouges des faubourgs, les bordels, les tripots, les salons de la société élégante, la bourse, les meetings socialistes, les églises et les extases des sectes, d'éprouver sur son propre corps amour et haine, les passions sous toutes ses formes; alors, il reviendra chargé d'un savoir plus riche que celui que lui auraient donné des manuels épais d'un pied et il pourra être, pour ses malades, un médecin, un véritable connaisseur de l'âme humaine...Lorsque nous nommons la "psyché", nous évoquons symboliquement l’obscurité la plus épaisse qu’on puisse imaginer. Il relève de l’éthique du chercheur de reconnaître où son savoir touche à sa fin. Car c’est cette fin qui sera le début d’une connaissance plus haute...(1941)Carl Gustav Jung

 

 

Pour lire sa vie son oeuvre...http://www.jefflemat.fr/autres/274_cg_jung_vie.pdf

Processus D'individuation Carl Jung...

PDF...http://psychaanalyse.com/pdf/JUNG_LE_PROCESSUS_D_INDIVIDUATION

 

 

Vidéo Audio...Celui qui veut connaître l'âme humaine, n'apprendra à peu près rien de la psychologie expérimentale. Il faut lui conseiller d'accrocher au clou la science exacte, de se dépouiller de son habit de savant, de dire adieu à son bureau d'étude et de marcher à travers le monde avec un cœur humain, dans la terreur des prisons, des asiles d'aliénés, des hôpitaux, de voir les bouges des faubourgs, les bordels, les tripots, les salons de la société élégante, la bourse, les meetings socialistes, les églises et les extases des sectes, d'éprouver sur son propre corps amour et haine, les passions sous toutes ses formes; alors, il reviendra chargé d'un savoir plus riche que celui que lui auraient donné des manuels épais d'un pied et il pourra être, pour ses malades, un médecin, un véritable connaisseur de l'âme humaine...Carl Gustav Jung

 

 

Vidéo Audio...L'Expérience Intérieure,Continents intérieurs Carl Gustav Jung 

Publié par Cristalyne 09 Octobre 2016  Colonne de feu 2

 

 

 

 

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