0 carl jung 10 citas inspiradoras 1728x800 c***Carl Gustav Jung***

Carl Jung est un médecin psychiatre suisse Fils de pasteur né le  à Kesswilcanton de Thurgovie, et mort le  à Küsnachtcanton de Zurich, en Suisse alémanique. Ses années au collège de Bâle l’ont conduit à s’intéresser aux sciences naturelles, à la philosophie, à la religion.Son père meurt en 1896, il se retrouve seul avec sa mère et sa sœur et se pose pour lui la question de la poursuite de ses études. Il connaît une période de grande pauvreté, mais finalement réussit à entreprendre des études de médecine. Son intérêt pour les données biologiques et les données spirituelles le conduit à choisir la psychiatrie.En 1900, C.G. Jung devient assistant à la clinique psychiatrique de l’université de Zurich (le Burghölzli). Ses années d’apprentissage lui permettent de mieux comprendre l’univers des malades mentaux. C’est à ce moment là qu’il découvre les travaux publiés par Sigmund Freud. Les recherches effectuées par Sigmund Freud au niveau de l’hypnose et du rêve aident Jung à aborder l’univers étrange des hôpitaux psychiatriques.Fondateur de la psychologie analytique et penseur influent, il est l'auteur de nombreux ouvrages. Son œuvre est liée à la psychanalyse de Sigmund Freud dont il a été l’un des premiers défenseurs et dont il se sépara par la suite en raison de divergences théoriques et personnelles...


Dans ses ouvrages, il mêle réflexions métapsychologiques et pratiques à propos de la cure analytique. Jung a consacré sa vie à la pratique clinique ainsi qu'à l'élaboration de théories psychologiques, mais a aussi exploré d'autres domaines des humanités : depuis l'étude comparative des religions, la philosophie et la sociologie jusqu'à la critique de l'art et de la littérature.Carl Gustav Jung a été un pionnier de la psychologie des profondeurs : il a souligné le lien existant entre la structure de la psyché (c'est-à-dire l'« âme », dans le vocabulaire jungien) et ses productions et manifestations culturelles. Il a introduit dans sa méthode des notions de sciences humaines puisées dans des champs de connaissance aussi divers que l'anthropologie, l'alchimie, l'étude des rêves, la mythologie et la religion, ce qui lui a permis d'appréhender la « réalité de l'âme ». Si Jung n'a pas été le premier à étudier les rêves, ses contributions dans ce domaine ont été déterminantes. On lui doit également, entre autres, les concepts d'« inconscient collectif », d'« archétypes », d'« individuation », de « types psychologiques », de « complexe », d'« imagination active », de « déterminisme psychique » et de « synchronicité »...
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Rencontre avec Freud...

La première rencontre entre Sigmund Freud et C.G. Jung a lieu en février 1907. Très vite des divergences apparaissent, elles se confirment en 1909, date à laquelle ils firent un voyage commun aux Etats-Unis, invités par la Clark University (Worcester, Mass.). Au début des années dix, les deux hommes se séparent.Jung traverse alors un période de profonde solitude, confronté à son propre inconscient. Il sort de cette crise en 1918 et alors commence pour lui toute une série d’études et de publications, autant de jalons pour baliser les territoires inconnus qu’il vient de découvrir.

Vie à Kusnacht et Bollingen...Il se marie en 1903 avec Emma Rauschenbach, a cinq enfants et construit une maison où il s’installe définitivement dès 1909 à Kusnacht (à quelques kilomètres de Zurich, sur le bord du lac de Zurich).En 1923 Jung achète un terrain sur la commune de Bollingen, à une trentaine de kilomètres de son domicile (au bord du lac également). Il y construit une simple tour, lieu de refuge, de méditation, qui après plusieurs modifications, finit au fil des ans par devenir un véritable lieu de vie à l’écart et à l’abri du monde extérieur...Ses découvertes l’obligent à s’intéresser à nos racines occidentales, à tous les courants de pensée. Il réhabilite le monde chrétien, l’alchimie, il étudie de très près le monde oriental. Sa culture est immense.Il entreprend toute une série de voyages, il découvre des hommes peu touchés par la civilisation, vivant entre deux mondes (Inde, Afrique du Nord, tribus du Kenya, Indiens en Arizona, au nouveau Mexique).

Dès 1936,il décrit dans l’un de ses livres le danger que fait courir l’Allemagne avec une foule de détails malheureusement prophétiques, reliant l’histoire de ce pays aux mythes sous-jacents qui l’animent. Son œuvre est condamnée par les Allemands et il doit sa survie au seul fait d'habiter en Suisse.En 1944, il est victime d'un infarctus, c’est là qu’il fait l’expérience du passage de la vie vers la mort dans sa première phase. Une force invisible l’oblige à "revenir sur terre". Il publie alors toute une série d’ouvrages qualifiés de majeurs.En 1945, il fonde la société Suisse de Psychologie pratique et en 1948 l'Institut qui porte son nom.Il écrit jusqu’à la fin de sa vie, témoin de l’homme, des difficultés de son temps. Il meurt le 6 juin 1961 à Kusnacht...

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Éclosion de la conscience...

« La découverte de l’écriture est pour moi le critère qui permet de dater l’éclosion d’une conscience responsable. Cette découverte représente un pas décisif dans l’évolution de la conscience humaine. Elle indique la naissance d’une conscience réflexive, et non simplement de la conscience.Il nous faut renoncer à connaître les circonstances de cette découverte. Elle relève de la volonté divine. Mais ce que nous pouvons dire, c’est que la naissance de l’écriture marque aussi la naissance d’une conscience réflexive. Et nulle autre forme de conscience ne peut être qualifiée d’humaine. « Les monuments les plus anciens à porter des inscriptions datent de 4200-4100 avant J.-C. Les premiers textes en écriture cunéiforme et les hiéroglyphes remontent à peu près à la même époque. Nous pouvons donc parler d’une conscience humaine à partir de cette époque, c’est à dire il y a environ six mille ans. Ce n’est pas si énorme.

Au regard de l’histoire de l’humanité, il s’agit d’une période relativement brève. Nous pouvons dire que nous avons parcouru un chemin considérable. Mais, eu égard à toutes les possibilités qui s’offrent encore à nous, ou à l’immense étendue de l’inconscient, c’est peut-être encore bien peu. Et ceux qui affirment que la conscience véritable n’a peut-être pas encore vu le jour ont peut-être raison.Je pense en effet qu’il y a encore des possibilités infinies pour la conscience humaine. Nous pensons généralement avoir atteint le sommet de nos difficultés, mais en fait nous en sommes très loin. Je croirais plutôt, pour ma part, que l’inconscient représente encore la plus grande part de notre psyché. »C.G. Jung " Sur l’Interprétation des rêves ", Albin Michel, 1998 p 205/ 206.

 

Développement de la conscience...

« Au fur et à mesure que la conscience s'est développée, elle a perdu contact avec une partie croissante de cette énergie psychique primitive.En sorte que l'activité mentale consciente n'a jamais connu cette activité mentale originelle, car elle a disparu dans le processus même de constitution de cette conscience différenciée qui seule pouvait parvenir à la réfléchir.Mais il semble que ce que nous appelons l'inconscient ait conserver les caractéristiques qui appartenaient à l'esprit humain originel. « Ainsi, même de nos jours, l'unité de la conscience reste quelque chose de précaire. Elle peut être trop facilement rompue.Et la faculté de dominer nos émotions, qui peut nous paraître désirable d'un certain point de vue, serait par ailleurs une qualité de valeur contestable, car elle enlèverait aux relations humaines toute variété, toute couleur, toute chaleur et tout charmeC.G. Jung " L'homme et ses symboles ", Robert Laffont, 1964 p 98...

Degré supérieur de la conscience

« Nous avons compris que Dieu est différent du monde, qu’il n’est ni la tempête, ni le feu ; que le logos n’est pas une chose mais un principe autonome ; qu’il se distingue de la phénoménalité concrète ; qu’il peut exister une pensée en soi qui ne dépend pas nécessairement de la vie physique, idée qui a constitué un pas décisif dans l’histoire du christianisme.»C.G. Jung " Sur l’Interprétation des rêves ", Albin Michel, 1998 p 184.

 

Un interprète de l'alchimie..

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Paracelse, que Jung considère comme son ancêtre spirituel, une personnalité reflétant les contradictions de son temps. Dès les années 1920 Jung découvre, grâce à son ami le sinologue allemand Richard Wilhelm et sa traduction du texte ancien du Traité du Mystère de la Fleur d'Or (Das Geheimnis der golednen Blüte), la riche tradition de l'« alchimie des souffles » et l'alchimie des taoïstes. Ses recherches l'emmènent ensuite vers la tradition alchimique européenne, de l'Antiquité tardive jusqu'à la Renaissance. Il y découvre un fondement à sa psychologie analytique[226] , une mise en image et une parabole de l'évolution de l'individu sur le chemin de l'individuation : « J'ai vu très rapidement que la psychologie analytique se recoupait singulièrement avec l'alchimie. Les expériences des alchimistes étaient mes expériences et leur monde était, en un certain sens, mon monde. Pour moi, cela fut naturellement une découverte idéale, puisque, ainsi, j'avais trouvé le pendant historique de la psychologie de l'inconscient. Celle-ci reposait dorénavant sur une base historique. »[227] Il voit notamment dans la figure de Paracelse un psychologue d'avant la psychologie, un medicine-man lui ressemblant en bien des points. Paracelse l'initie par ailleurs au rapport ténu qui existe entre l'alchimie et la religion comme problème moral de l'âme. Ses recherches sur l'alchimie aboutissent à plusieurs ouvrages : Synchronicité et Paracelsia (1929), Psychologie et alchimie (1944), Psychologie du transfert (1946) et enfin les deux tomes de Mysterium conjunctionis (1955 et 1956). C'est à partir des œuvres alchimiques du Moyen Âge et de la Renaissance (les traités de Michael Maier comme l'Atalante fugitive, de Johann Valentin Andreae et de Les Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz, de Gérard Dorn surtout) mais aussi des époques antérieures (Pythagore et le célèbre traité fondateur de la Table d'émeraude attribuée à Hermès Trismégiste) et postérieures (Fulcanelli notamment) que Jung trouve la justification de ses modèles psychologiques...

En effet il voit dans la recherche de la « lapis philosophicae », la Pierre philosophale, la métaphore du cheminement de l'esprit vers davantage d'équilibre, vers une réalisation pleine et complète, le « Soi ». Pour Jung toute la recherche de la transmutation du plomb en or n'a servi, au cours de l'histoire, qu'à représenter ce besoin psychique humain, et à en préserver les règles et processus, et la connaissance des menaces de la société de l'époque (l'Inquisition notamment). Dans diverses études il interprète la récurrence de certains symboles comme autant de représentations culturelles des grands archétypes. Il affirme par là l'actualité de l'alchimie, qu'il retrouve aussi bien dans la peinture que dans la littérature, que dans l'architecture et même les sciences physiques (par les symbolisations chimiques ou dans les découvertes scientifiques par des rêves notamment), la mentalité sociale enfin (le mythe moderne des ovnis par exemple). Jung est ainsi connu pour être un des rares psychothérapeutes a s'être appuyé sur l'alchimie pour en déterminer les parallèles avec la psychologie. Pour lui cette imagerie sous-tend toute exploration humaine et explique les mystères religieux comme la figure christique pour le Christianisme, qu'il a particulièrement étudié. Son étude explore néanmoins toutes les autres cultures et religions : le zoroastrisme, l'hindouisme, l'islam, le bouddhisme comme le polythéisme de l'Égypte pharaonique qui préfigure selon lui le monothéisme. Deux figures alchimiques majeures ressortent, d'un point de vue psychique, de ses études : la figure de l'« Unus Mundus » d'une part (comme image de l'inconscient à travers les âges et conjonction du psychique et du physique) et le motif du « mysterium conjunctionis » (ou fusion des opposés psychiques. Il s'agit d'une réconciliation des opposés qui a pour siège l'homme ordinaire et entraîne son ennoblissement, faisant éclore en lui la figure archétypique de l'« anthropos » ou homme total, auquel Jung donne le nom de « Soi »...

 L'interprétation psychologique de l'alchimie de Jung a eu une influence considérable sur la perception de cette discipline au XXe  siècle, de Gaston Bachelard[228] à Betty Jo Teeter Dobbs[229] qui étudia les travaux alchimiques de Newton. À partir des années 1980 elle a été fortement critiquée par certains historiens des sciences, parce que se fondant sur une conception anhistorique de l'alchimie, qui ne correspond à ce qu'elle était pour les alchimistes du Moyen Âge et de la Renaissance, mais sur la vision qu'en ont eu les romantiques et les occultistes du XIXe  siècle, après que la chimie moderne se fut distinguée de l'alchimie au cours du XVIIIe  siècle...

Pour lire sa vie son oeuvre...http://www.jefflemat.fr/autres/274_cg_jung_vie.pdf

 

Vidéo Audio...Celui qui veut connaître l'âme humaine, n'apprendra à peu près rien de la psychologie expérimentale. Il faut lui conseiller d'accrocher au clou la science exacte, de se dépouiller de son habit de savant, de dire adieu à son bureau d'étude et de marcher à travers le monde avec un cœur humain, dans la terreur des prisons, des asiles d'aliénés, des hôpitaux, de voir les bouges des faubourgs, les bordels, les tripots, les salons de la société élégante, la bourse, les meetings socialistes, les églises et les extases des sectes, d'éprouver sur son propre corps amour et haine, les passions sous toutes ses formes; alors, il reviendra chargé d'un savoir plus riche que celui que lui auraient donné des manuels épais d'un pied et il pourra être, pour ses malades, un médecin, un véritable connaisseur de l'âme humaine...Carl Gustav Jung

 

 

Publié par Cristalyne 09 Octobre 2016  Colonne de feu 2

 

 

 

 

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